EST ECLAIR du 21/02/2016

Ces inoubliables années flipper

nos années flipper article

EE 21 fevr 2016

Surfant sur la vague de la nostalgie, Nadine Champenois et Laurent Locurcio cosignent  Nos années flipper, un bouquin très documenté et tout en couleur sur les « billards électromécaniques.

« Nos années flipper, Mille et une facettes d’un objet devenu mythique » : Dans un épisode de Chasseurs de trésors récemment rediffusé sur D17, Mike Wolfe et Frank Fritz, le duo de brocanteurs américains, dénichaient deux flippers des années 1970, l’un glorifiant Mohamed Ali et l’autre dédié aux Drôles de dames. Des petites merveilles vintage rappelant ce que fut le « phénomène flipper » avant que ces billards électromécaniques (puis électroniques) disparaissent, remplacés par les bornes d’arcade. Tout un univers méconnu que Nadine Champenois et Laurent Locurcio ont choisi de faire revivre en coécrivant Nos années flipper, Mille et une facettes d’un objet devenu mythique, publié aux Editions Akapella, émanation de l’agence de contenus rédactionnels et de photos du même nom, qu’ils ont crée en 2011. Très naturellement, le tandem d’auteurs aubois a opté pour une « approche journalistique », ce bouquin au format « mag » s’adressant « au grand public et non aux seuls spécialistes ». Le choix du titre, avec « nos années » dedans, l’inscrit clairement dans la vague nostalgique de ces dernières années. Un domaine où Nadine Champenois a déjà  fait ses preuves avec Nous les enfants de 1962 (2010), qui s’est écoulé « à  plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires ».Des années 1960 à 1980, le flipper, devenu aujourd’hui un « objet de collection », « a tenu une place dans la société », souligne-t-elle, évoquant là l’ ambiance qui régnait alors dans les cafés, où on liait connaissance et des bandes se créaient autour de ces machines. « Je n’étais pas un super-joueur. Mais j’étais admiratif devant ceux qui gagnaient des parties gratuites », confie pour sa part Laurent Locurcio.

DE JEUTEL À MANŒUVRE

Au fil des pages, les coauteurs retracent l’histoire du flipper qui trouve ses origines en France avec la « bagatelle » (1777). Mais c’est Chicago qui deviendra la capitale mondiale de ce jeu, lequel ne cessera d’évoluer (apport du bumper en 1948, etc.). Il est également question des fabricants (avec une interview du fondateur de la société française Jeutel) et des artistes qui réalisaient les dessins ornant les différents modèles, de l’Homme qui valait trois milliards à  Terminator. Sans oublier les collectionneurs, lesquels, « dans 90 % des cas, achètent les flippers avec lesquels ils ont joué dans leur jeunesse.Rock et flipper » (entretien avec Philippe Manœuvre), chronologie, quiz, des hors-texte divers complètent cette étude illustrée de nombreuses photographies en couleur prises chez des passionnés (dont un Marnais). Le tout étant « validé» par le sieur Manœuvre en personne au travers d’un e-mail élogieux : « C’est juste magnifique.»

Désormais objet de déco, le flipper est redevenu tendance. Il est même de retour dans certains cafés parisiens !

Financé via ulule.com, ce premier livre devrait être suivi par d’autres : « Notre objectif, c’est trois sorties annuelles », termine Laurent Locurcio.

« Nos années flipper, Mille et une facettes d’un objet devenu mythique »

aux Editions Akapella (128 pages, 25 euros). Disponible sur store.akapella.frAmazon.fr ou en commande auprès des libraires locaux.

Rodolphe Laurent